rapport pauvreté 2010
Le gouvernement vient de rendre public le second rapport sur ses objectifs de réduire d'un tiers la pauvreté en 5 ans, entre 2007 et 2012.
La Fnars a souhaité réagir à ce rapport.
Face aux « résultats encourageants » soulignés par le gouvernement, la FNARS repère surtout des « tendances inquiétantes ».
En 2007, le gouvernement s'est engagé à réduire d'un tiers la pauvreté en 5 ans et l'a officiellement inscrit dans la loi de décembre 2008 créant le revenu de solidarité active (RSA).
Le gouvernement a présenté hier le deuxième rapport de suivi de ses objectifs de lutte contre la pauvreté. Les chiffres les plus récents portent sur 2008, c'est-à-dire qu'ils ne rendent pas encore compte des effets de la crise économique et financière (le taux de pauvreté monétaire à 60 % du revenu médian est ainsi resté stable entre 2007 et 2008, autour de 13 %).
Pourtant, ce rapport montre qu'avant même le déclenchement de la crise économique, deux tendances inquiétantes étaient à l'œuvre :
- D'abord, les jeunes sont particulièrement touchés par la pauvreté : 20 % d'entre eux, soit 1 jeune sur 5, vivent en dessous du seuil de pauvreté. Leur nombre a augmenté de 2,5 % entre 2002 et 2008, alors que l'objectif du gouvernement est une baisse de 15 % en 5 ans.
Quant au chômage des jeunes vivant en zones urbaines sensibles, il concerne 43 % des hommes, c'est-à-dire 4 fois plus que la moyenne nationale.
- Ensuite, l'intensité de la pauvreté ne cesse de s'accroître. L'indicateur d'intensité a ainsi progressé de 2 % entre 2002 et 2008, ce qui signifie que la grande pauvreté s'accentue, que les personnes les plus pauvres sont plus nombreuses.
Ce rapport montre également que, toujours avant la crise :
- Le nombre de travailleurs pauvres progresse : il a ainsi augmenté de 5 % entre 2006 et 2007, alors que l'objectif sur 5 ans est une baisse de 20 %. Il atteint 1,9 million de personnes en 2007.
- Le nombre de salariés en temps partiel subi progresse également : il a augmenté de 15 % en 2008.
- Le taux de renoncement aux soins a augmenté de 7 % en 2008.
- 17 % des enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Il est à craindre que les indicateurs des années à venir, qui porteront sur 2009 et 2010, montrent les répercussions de la crise économique, en aggravant les tendances déjà constatées : intensification de la pauvreté, précarisation de la jeunesse, augmentation du nombre de chômeurs et de ménages surendettés.
Du reste, certaines données déjà disponibles le montrent déjà : le nombre d'allocataires du RSA socle a progressé de 10 % entre juin 2009 et juin 2010. Enfin, le nombre de ménages surendettés a progressé de 18 % entre 2007 et 2009. En juin 2010, on en comptait 780.000.
Par Nicole Maestracci, Présidente
En l'espace de presque trois ans, le mandat de Martin Hirsch au gouvernement s'est traduit par l'ouverture de nombreux chantiers, autour des politiques de lutte contre la pauvreté et de prise en charge de la jeunesse. La FNARS a systématiquement répondu aux invitations du Haut commissaire pour participer aux discussions sur les orientations à prendre.
Si nous doutions parfois des chances d'aboutir des réformes proposées, nous avions bon espoir de profiter de l'élan général pour insuffler un nouvel esprit aux politiques sociales, esprit tourné vers une évaluation rigoureuse des besoins et un meilleur service rendu aux usagers. Martin Hirsch a quitté le gouvernement sans s'être assuré du service après vente de sorte que la mise en œuvre concrète des orientations affichées apparaît hors de portée.
Organisés à l'initiative de l'ensemble des acteurs du logement, soit une trentaine d'organisations au total dont la FNARS, ces Etats Généraux du Logement visent à refondre, en profondeur, la politique du logement pour mieux répondre à l'urgence des besoins des habitants.
Ce mardi 4 mai, les acteurs des Etats Généraux du Logement ont ainsi présenté au Gouvernement et au Parlement, 15 propositions qui sont autant de pistes de travail pour une remise à plat des dispositifs actuels, et pour bâtir ensemble l'architecture d'une nouvelle politique à la fois ambitieuse et réaliste et qui puisse être stabilisée .
Ces 15 propositions nouvelles, qui ont été débattues en présence du ministre Benoist Apparu, sont regroupées sous 3 grands chapitres.